Mercredi 4 mars 2009
3
04
/03
/2009
13:21
Chers lecteurs,
Vous avez été un nombre croissant tout au long de ces 4 mois de campagne à nous rejoindre sur ce site, et bien au-delà d'ailleurs, pour nous faire passer non seulement un message de soutien mais
également vos idées, votre perception du cyclisme et parfois vos difficultés.
Je connais l'énergie que beaucoup d'entre vous a déployée durant ces semaines
pour relayer cette idée qu'un fédéralisme nouveau pouvait s'installer dans le cyclisme français et renforcer le lien qui doit unir chacun des échelons de notre fédération, chaque discipline
aussi.
Aujourd'hui, nous partageons une grande déception parce que nous n'avons pas réussi à conclure par une victoire cette démarche exaltante que nous avons menée ensemble.
Aussi, je voudrais d'abord dire un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenus: ceux-là même qui ont eu le courage de leurs opinions, la volonté de s'engager.
Je souhaite tout particulièrement saluer la corporation des cadres techniques, dont chacun connait le rôle important qu'ils jouent dans nos activités. Beaucoup se sont sentis concernés par notre
projet, parce que celui-ci était capable de renforcer leurs missions et susceptible de mieux les intégrer quant au développement de notre Fédération et du Cyclisme.
Vos témoignages nous aurons largement conforté dans nos actions et nos idées et nous resterons volontaires à vos côtés.
La défaite subie s'explique de plusieurs manières :
-
La difficulté à ébranler, de l'extérieur, un système fermé sur lui-même veillant à garantir les privilèges d'une poignée d'élus.
-
L'opacité du système électif qui nous conduira vraisemblablement à exercer un recours contre des élections par nature très contestables.
-
Le déroulement de l'assemblée générale dans lequel chaque orateur par des allusions ou des citations directes s'est employé à cibler ses attaques sur notre projet et sur ma candidature. Ceci
a une seule exception, le discours très adroit de Xavier Jan prononcé au nom de la LNC, et qui témoigna de la détermination du secteur professionnel à voir aboutir « notre cyclisme ».
Malheureusement ce témoignage resta très isolé sous le déluge de signes favorables à David Lappartient avec en point d'orgue, pour celui-ci, à 35 ans, la remise de la médaille d'or de la FFC
des mains du Président Pitallier, presque une insulte à vous tous qui œuvrez dans vos clubs et vos comités parfois depuis des décennies.
-
La reprise en main par quelques Présidents de comité régionaux de leurs délégués, en utilisant le langage de la menace parfois violente et peu discrète, des délégués que nous avions mis tant
d'énergie à convaincre.
-
Le ralliement obtenu de quelques autres délégués sur ce que David Lappartient appellera dans la presse « les réseaux », réseaux bien éloignés des contingences sportives.
-
Une emprise sur les DOM/TOM avérée via les soutiens affichés qui fait de David Lappartient « Le Président des DOM/TOM ». Ces départements et territoires, Corse comprise, représentant près
d'une voix sur cinq, soit une formidable prime au sortant.
Voilà pour les faits qui démontrent que nous partions effectivement de très loin, pour un immense challenge qui consistait à faire exploser un système d'arrangements aux antipodes de l'intérêt
général du cyclisme.
Nous avons échoué d'un demi-boyau, et si près du but, que bien évidemment germe en nous l'idée que ce n'est qu'un début.
En effet, nous allons rester debout.
Pour cela un nouveau plan d'actions s'ouvre devant nous :
-
Exercer une pression constante, par toutes les voies légales pour que les dirigeants fédéraux soient contraints d'accepter la transparence et un minimum de concertation et d'éthique dans leur
gouvernance. Mission claire et sans concession pour les élus de notre équipe au conseil d'administration.
-
-
Poursuivre notre élan fédérateur pour que le collectif que nous représentons ne cesse de s'accroître et de légitimer les revendications que nous présenterons, avec détermination, au conseil
d'administration de la FFC.
-
Rester au contact de l'ensemble des régions de France pour susciter les occasions de vous rencontrer et de partager nos expériences.
Nous avons perdu une bataille, certes importante, mais « notre cyclisme » ne doit pas s'arrêter pour autant, car notre sport mérite de relever la tête, de se développer et pour cela
nous resterons fidèles à nos convictions et à notre engagement.
Agissons, unis, pour que vive le cyclisme.
Michel Callot